Les invisibles de l'Education nationale 2e partie: les AED (Assistants d'éducation)

Publié le par CGT Educ'action des Yvelines

Les invisibles de l'Education nationale 2e partie: les AED (Assistants d'éducation)

      Jadis nommé pion ou surveillant, l'Assistant d'éducation est recruté pour travailler dans les établissements scolaires afin d'assurer différentes missions (encadrement et surveillance des élèves, aide à l'accueil et l'intégration des élèves en situation de handicap, aide à l'utilisation des nouvelles technologies, aide à la documentation, participation aux activités éducatives, sportives, sociales ou culturelles).

       Dans les faits, ce sont eux qui veillent au bon ordre dans les couloirs de nos établissements et que les professeurs font chercher lorsqu'un conflit éclate dans la classe. Ils démontrent un savoir-faire pour servir de médiateur entre l'équipe pédagogique et les élèves. Renouvelés d'année en année par le chef d'établissement jusqu'à 6 ans maximum (après, il faudrait faire des CDI... Il ne faut pas rêver!), ils sont royalement payés au SMIC sans possibilités d'HSA ni de prime REP+ alors qu'ils sont en première ligne des difficultés de ces établissements.

        Que propose M. Blanquer dans sa loi de l'école de la méfiance pour ces précaires du quotidien de nos établissements? Par le Décret n°2014-724 du 27 juin 2014, on pouvait déjà suspendre le contrat d'un AED le temps du remplacement d'un professeur (avec le salaire qui va avec) mais, avec la loi Blanquer, on pourra recruter des AED en contrat de pré-professionnalisation de 3 ans pouvant être payé en L2 700 euros pour 8 heures de cours (soit 20 euros/heure... Pas cher!) Ils ne seraient pas en responsabilité (à voir) et ne concerneraient que 3000 AED à en bénéficier (par rapport au 180000 candidats aux concours de l'enseignement par an , une goutte d'eau...). C'est donc de la poudre aux yeux pour ces personnels!

         Pour la reconnaissance de ce métier et le revaloriser, nous nous battons d'abord pour des contrats de 6 ans afin de soustraire les AED de la pression  des chefs d'établissement avant d'obtenir la titularisation de tous les AED. La réduction du temps de travail  avec 24 heures en temps plein et une augmentation de traitement de 400 euros sont indispensables pour permettre de vivre  et de pouvoir poursuivre des études dignement. La création à moyen terme d'un statut de fonctionnaire "animateur du 2e degré" permettrait enfin d'avoir  la considération d'un métier à part entière où on peut faire carrière.

 

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