Communiqué du Conseil Syndical départemental du 17 Novembre 2017

Publié le par CGT Educ'action des Yvelines

Communiqué du Conseil Syndical départemental du 17 Novembre 2017

La C.G.T Educ'action des Yvelines tenait son Conseil syndical départemental (C.S.D), ce vendredi 17 novembre 2017 dans ses locaux de Versailles.

La matinée, consacrée à une formation interne sur l'histoire du syndicalisme, de la C.G.T et de l'UNSEN a été studieuse et productive.

A la suite d'une après-midi conviviale et fraternelle, l'Assemblée a adopté à l'unanimité le communiqué suivant :

 

Communiqué du C.S.D de la C.G.T Educ’action des Yvelines

Vendredi 17 Novembre 2017

 

On ne sait pas toujours donner forme à une révolte mais la révolte, elle, s’autorise parfois toute seule à prendre forme.
Alors que les attaques se multiplient sur les travailleurs et les plus modestes, que les organisations ouvrières vont de tergiversations en divisions, le gouvernement, soutenu par la bourgeoisie et le patronat accomplissent de leur côté l’unité de ce triptyque réactionnaire sous la houlette d’un Président bien décidé à prendre la tête de cette guerre de classes. La violence de l’assaut est à la hauteur des enjeux alors que le temps semble venu, pour certains, de liquider l’ensemble des conquêtes sociales acquises de haute lutte par les ouvrières et les ouvriers eux-mêmes. La saison est à la pluie et nos rêves printaniers ont depuis bien trop longtemps laissé place à une fuite résignée dans une litanie de journées d’actions qui consument, au fil des mois, la détermination de celles et ceux qui pensent que l’émancipation de tous passe avant l’enrichissement de quelques-uns. Entraînée par une soif insatiable de profit, la société capitaliste entend ainsi se débarrasser des « chaines » héritées de la Sociale qui la freinent dans sa course mortifère effrénée. La reprise en main de nos vies par le monde de l’Argent passe alors inévitablement par la liquidation de l’héritage politique du Conseil National de la Résistance de 1945, par la mise sous tutelle de notre Sécurité Sociale, par la destruction de notre Code du Travail, par la remise en cause de la libre pratique syndicale et la reprise en main de notre Ecole. Du bâillonnement des peuples de l’autre côté des Pyrénées aux condamnations judiciaires des syndicalistes français en passant par la destruction programmée de nos services publics communs toutes ces attaques exécutent en plein jour un programme global qui forme un tout et ne saurait être dissocié en plusieurs charges indépendantes les unes des autres. Le Capital lui est uni pour faire valoir ses intérêts alors que la force de notre nombre est trop souvent annulée par notre désunion.

C’est le sens de notre engagement dans la C.G.T, première centrale ouvrière dans l’Histoire et par le nombre, et au sein d’un véritable Front Social qui entend dépasser les contradictions d’organisations pour mener une véritable convergence des luttes.           
L’expérience quotidienne de notre syndicalisme de classe et de masse héritée de la Charte d’Amiens, et la pratique de l’unité d’action, sont ainsi les outils indispensables à l’émancipation des travailleuses et des travailleurs de l’Education et à la défense de notre enseignement public. Rien ne saurait participer à la sauvegarde de notre Ecole qui ne soit pas relié avec les problématiques générales de toute la société. Notre vision d’un monde plus juste et plus équitable nous pousse ainsi inévitablement à nous battre pour une Ecole publique, laïque et émancipatrice. Défendre un Code du Travail unique et renforcé, au profit d’accords locaux d’entreprises « low-cost », c’est défendre aussi un cadre national et égalitaire pour nos diplômes et examens. Défendre le maintien des services publics de proximité c’est défendre aussi l’existence d’établissements à taille humaine qui ne soient pas des « usines scolaires ». Défendre la condition ouvrière dans les entreprises, c’est défendre aussi une formation professionnelle de qualité pour nos élèves, libérée de toute emprise patronale. Défendre les camarades ouvriers de P.S.A Poissy injustement discriminés pour leur engagement cégétiste, c’est défendre aussi la liberté syndicale des travailleurs de l’éducation au sein de leurs établissements. Défendre enfin dans la rue l’unité des travailleurs c’est défendre aussi l’unité des travailleurs de l’éducation à l’heure où l’on cherche à sacrifier des pans entiers de notre « Education Nationale » sur l’autel de la régionalisation.

En 1907, Jack London écrivait : « Quelque jour, quand nous serons un peu plus nombreux, et que nous aurons quelques leviers de plus pour travailler, nous renverserons l’édifice et, avec lui, toute sa vie de pourriture et ses cadavres ambulants, le monstrueux égoïsme dont il est imprégné. Alors nous nettoierons la cave et bâtirons une nouvelle habitation pour le genre humain ».

L’engagement cégétiste est ainsi un engagement plein et entier qui n’est pas le fruit du hasard. Un engagement qui s’accomplit dans une pratique solidaire et de lutte au quotidien, dans les entreprises et nos établissements au plus près des travailleurs.      
Notre lutte n’est donc pas une lutte corporatiste, ce n’est pas seulement une lutte syndicale, mais c’est d’abord et avant toute chose une bataille de valeurs. Ne compromettons pas l’avenir, il est à nous !

Cette bataille il faut la mener avec ténacité, humilité et indignation car n’oublions jamais que « la révolte apporte la vie autant que la soumission apporte la mort ».

Le Conseil syndical départemental de la C.G.T Educ'action des Yvelines.

Publié dans SDEN78

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